Les derniers moments de Patrice Lumumba
Les derniers moments de Lumumba
Ils n’ont jamais eu peur de l’homme.
Ils ont eu peur de l’idée.
Patrice Lumumba n’est pas tombé pour une erreur, ni pour un excès.
Il a été éliminé parce qu’il refusait de plier.
Parce qu’il parlait d’indépendance comme d’un fait, pas comme d’une faveur.
Ses derniers moments ne furent pas un procès.
Ce furent des procédures.
Des décisions prises loin du Congo, exécutées dans l’ombre, sans témoin libre.
On a voulu l’humilier avant de le faire taire.
On a cru qu’en détruisant le corps, on effacerait le message.
Erreur stratégique.
Lumumba savait que le pouvoir véritable ne réside pas dans la survie,
mais dans la trace laissée après la chute.
Il a été privé de tribune, pas de vérité.
Privé de souffle, pas de sens.
Son assassinat n’a pas mis fin à une voix.
Il a confirmé une peur.
Peur d’une Afrique qui décide.
Peur d’un peuple qui ne négocie plus sa dignité.
Peur d’une indépendance réelle.
BlackArtist Limited archive ce moment non pour pleurer un homme,
mais pour rappeler un fait historique fondamental :
On peut éliminer un corps.
On ne neutralise pas une idée juste.
Cette œuvre est une signature.
Un rappel.
Un avertissement.
